
L'AMP, les diagnostics prénatal, préimplantatoire et génétique
Des pratiques en développement rapide
Les activités d’assistance médicale à la procréation et de diagnostic prénatal ont en commun un essor rapide dû au progrès des connaissances et des techniques d’une part, à la demande de la société d’autre part. Ce développement a comme corollaire un besoin de suivi des pratiques médicales et d’harmonisation des conditions de prise en charge des patients.
Les praticiens souhaitent aussi une réflexion collective sur les enjeux de société liés à ces domaines.
Sécuriser l’offre de soins
L’Agence de la biomédecine rassemble, pour la première fois sous une même autorité, les activités d’assistance médicale à la procréation et de diagnostic prénatal et génétique. Elle a pour mission d’agréer les praticiens concernés (uniquement en diagnostics préimplantatoire et génétique), d’autoriser certaines activités, tels les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal, et de contrôler le respect des dispositions légales.
Elle doit aussi établir et publier un état des lieux détaillé des moyens mis en œuvre et des résultats obtenus en France.
L’Agence doit également mettre en place des registres permettant de suivre la santé des femmes ayant suivi une fécondation in vitro, des enfants nés de cette technique et des femmes donneuses d’ovocytes.
La mise en œuvre de l’AMP doit privilégier les pratiques et les procédés permettant de limiter le nombre d’embryons conservés. De la même manière, lors de tentatives de FIV, le couple peut décider la conservation d’embryons surnuméraires. Dans ce cas, le nombre est strictement limité à ce qui est nécessaire pour la réussite de l’AMP.
Le rôle de l’Agence de la biomédecine
- Autoriser ou donner son avis sur les activités et les centres
- Agréer les praticiens en diagnostic préimplantatoire (DPI) et génétique
- Evaluer les activités
- Autoriser les procédés biologiques utilisés
- Suivre l’état de santé des femmes qui y ont recours et des enfants qui en sont issus, ainsi que l'état de santé des donneuses d’ovocytes
- Surveiller les activités cliniques et biologiques
- Définir les bonnes pratiques avec tiers donneur
- Privilégier les pratiques et les procédés permettant de limiter le nombre d'embryons conservés




